Ce triangle dit « dramatique », pour le rôle théâtral qu’il joue, fait référence aux personnes qui principalement inconsciemment, s’identifient aux rôles précités de façon régulières et existentielles dans un enjeux psychologique.
Ainsi le persécuteur attaque, critique, harcèle, brime, dévalorise, humilie, ordonne, provoque et persécute sans rancune, il considère sa victime comme inférieure.
La victime s’apitoie, attire l’attention sur elle, s’énerve, se positionne comme inférieure et cherche le sauveur ou le persécuteur pour conforter sa croyance.
Le Sauveur quant à lui intervient pour assister, étouffer, voir infantiliser, il considère la victime comme inférieure, il peut jouer le rôle d’une manière narcissique et gratifiante et peut devenir persécuteur ou victime s’il manque de reconnaissance.
Le persécuteur et le sauveur jouent le rôle de domination sur la victime.
Pourtant c’est bien la victime qui mène le jeu, car sans elle, les deux autres parties n’ont pas de raison de se rencontrer.
La victime est en fait le maître du jeu.
A noter, la capacité d’une personne à assumer un des rôles du triangle suppose implicitement qu’elle changera de rôle au moins une fois lors de l’interaction avec les autres.
Ainsi, un persécuteur a été ou se retrouvera tôt ou tard victime, un sauveteur était ou se transformera en persécuteur, et ainsi de suite, les rôles sont interchangeables.
Dans l’éducation, ce scénario psychologique habituel se met en place et se perpétue s’il n’est pas reconnu et guéri chez les parents.
De sa dépendance, l’enfant est victime de ses parents qui utilisent à la fois les compliments, les menaces, parfois le chantage, les jugements les récompenses ou les punitions etc, selon leurs propres schémas.
Par exemple le parent sauveur pourrait être trop laxiste pour plaire à son enfant, ce qui pourrait engager un tempérament capricieux, manipulateur et une perte d’autonomie chez l’enfant.
Le parent victime pourrait se réclamer d’être materné par ses propres enfants qui en endossant le rôle de sauveur, négligeraient leurs propres besoins au profit de la reconnaissance du parent.
Ce qu’il faut comprendre aussi, c’est que tout persécuteur se sent victime.
Sa persécution ou/et sa violence lui semble(nt) tout à fait justifiée(s) part son ancien statut de victime (blessures injustice, trahison).
Tout sauveur oublient ses besoins en s’identifiant à la victime à cause de ses blessures passées.
Alors quelles sont les solutions pour en sortir ?
La première étape consiste à reconnaître ses actes et ses paroles.
Continuer à les nier revient à renier sa propre réalité et limite pour progresser, pour évoluer, ainsi nous continuons à condamner, à juger etc
Il s’agit donc de comprendre notre fonctionnement, de le reconnaître et d’accepter que nous sommes responsables de nos situations de vie pour pouvoir les dépasser et s’en libérer sinon nous entretenons le schéma, persécuteur/bourreau, victime, sauveur.
 
En conscientisant toutes ces parties en vous, vous pourrez sortir de ce cercle vicieux et travailler pour en guérir.